La créatine provoque-t-elle la chute de cheveux ?
Alors, cette fameuse question qui revient sans cesse dans les salles de sport : est-ce que la créatine fait perdre les cheveux ? Bon, autant te le dire directement : non, aucune preuve scientifique solide ne confirme ce lien. Cette peur repose principalement sur une seule étude de 2009 mal interprétée et largement surestimée.
Tu te retrouves face à un mythe tenace qui circule depuis plus de 15 ans. Franchement, c’est compréhensible de s’inquiéter quand on entend partout que ce complément alimentaire pourrait accélérer la calvitie. Soyons honnêtes : entre les forums, les réseaux sociaux et même certains professionnels mal informés, la désinformation va bon train.
Voici les 5 points essentiels à retenir sur cette problématique :
- Une seule étude controversée : l’étude de Van der Merwe de 2009 sur 20 rugbymen reste l’unique recherche suggérant un lien
- Aucune mesure capillaire : cette étude n’a jamais observé de perte de cheveux réelle chez les participants
- Pas de reproduction : aucune recherche ultérieure n’a confirmé ces résultats sur les niveaux de DHT
- Coïncidence temporelle : la prise de créatine et l’apparition de la calvitie surviennent souvent au même âge (20-30 ans)
- Consensus scientifique : l’International Society of Sports Nutrition confirme l’absence de risque capillaire documenté
À retenir
La créatine ne provoque pas de chute de cheveux selon les données scientifiques actuelles. Le mythe repose sur une unique étude de 2009 portant sur 20 participants qui montrait une augmentation temporaire du taux de DHT, sans mesurer de perte capillaire réelle. Aucune recherche ultérieure n’a reproduit ces résultats. La calvitie androgénétique reste principalement génétique et ne peut être déclenchée par la seule prise de créatine chez une personne non prédisposée.
Les experts en nutrition sportive et les spécialistes capillaires s’accordent : il n’y a aucune base scientifique pour déconseiller la créatine monohydrate pour des raisons de perte de cheveux.
Quel est le lien entre créatine et perte de cheveux ?
Pour comprendre cette controverse, on doit remonter à 2009 et à l’étude de Van der Merwe. Cette recherche sud-africaine a observé 20 joueurs de rugby pendant 3 semaines de supplémentation en créatine. Les chercheurs ont constaté une augmentation de 56% du taux de dihydrotestostérone (DHT) après une phase de charge de 25g par jour.
Pourquoi cette donnée a-t-elle créé tant d’émoi ? La DHT, cette hormone dérivée de la testostérone, joue effectivement un rôle clé dans l’alopécie androgénétique. C’est elle qui miniaturise progressivement les follicules pileux chez les personnes génétiquement prédisposées à la calvitie.
- Population limitée : seulement 20 participants masculins, tous sportifs de haut niveau
- Durée courte : 21 jours d’observation, insuffisants pour mesurer des effets capillaires
- Absence de groupe placebo : méthodologie critiquable selon les standards actuels
- Pas de mesure directe : aucune évaluation de la densité capillaire ou de la chute de cheveux
- Résultats isolés : aucune reproduction de ces résultats dans d’autres études
Le problème, c’est que cette étude n’a jamais mesuré de perte de cheveux réelle. Les chercheurs se sont contentés de doser la DHT dans le sang, sans observer l’état du cuir chevelu des participants. Tu vois le souci ? On a extrapolé des conclusions capillaires à partir de données hormonales pures.
La créatine reste un dérivé d’acide aminé naturellement présent dans nos muscles. Elle se synthétise à partir de l’arginine, la glycine et la méthionine. Son rôle principal ? Reconstituer l’ATP (adénosine triphosphate), cette molécule énergétique indispensable aux contractions musculaires intenses.
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La créatine augmente-t-elle le taux de DHT ?
Voilà la question centrale de toute cette polémique. L’étude de 2009 suggérait effectivement une élévation temporaire des niveaux de DHT chez les participants. Mais qu’en disent les recherches plus récentes ?
En 2022, une étude contrôlée menée sur 45 participants pendant 6 semaines n’a trouvé aucun effet significatif de la créatine sur les niveaux de DHT. Les chercheurs ont utilisé une dose standard de 5g par jour, plus représentative de l’utilisation réelle que les 25g de l’étude originale.
Franchement, cette différence de dosage compte énormément. La phase de charge de 25g quotidiens utilisée en 2009 représente 5 fois la dose d’entretien habituelle. C’est comme si on jugeait les effets du café en buvant 15 expressos d’un coup !
- Dose réaliste : 3-5g par jour selon les recommandations actuelles
- Métabolisme individuel : variations importantes de la conversion de créatine selon les personnes
- Durée d’exposition : pas d’accumulation démontrée des effets hormonaux à long terme
- Population diverse : nécessité d’étudier différents profils (âge, sexe, prédisposition génétique)
L’International Society of Sports Nutrition a publié plusieurs revues systématiques ces dernières années. Leur conclusion ? Aucune preuve consistante d’une augmentation durable des hormones androgènes avec la supplémentation en créatine.
La DHT circule naturellement dans notre organisme avec des variations quotidiennes importantes. Une augmentation ponctuelle, même de 50%, ne constitue pas forcément un facteur de risque capillaire si elle reste temporaire.
Comparaison des études sur créatine et DHT
Que dit la science à ce sujet ?
La communauté scientifique reste unanime : il n’existe aucune preuve solide d’un lien causal entre la créatine et la chute de cheveux. Cette position s’appuie sur 15 années de recherches menées depuis l’étude controversée de 2009.

Le Journal of the International Society of Sports Nutrition a publié en 2021 une revue exhaustive sur les effets secondaires de la créatine. Sur plus de 500 études analysées, aucune n’a documenté de perte capillaire liée à ce complément alimentaire. Tu te rends compte de l’ampleur de cette méta-analyse ?
Les chercheurs pointent plusieurs biais dans l’interprétation populaire de l’étude de 2009. D’abord, l’âge des participants : 20-25 ans, exactement la période où l’alopécie androgénétique débute naturellement chez 25% des hommes. Cette coïncidence temporelle alimente les confusions.
- Études longitudinales : suivi de sportifs sur 5-10 ans sans effet capillaire observé
- Populations diverses : hommes, femmes, différents âges, aucun signal d’alarme
- Doses thérapeutiques : 20-30g quotidiens en médecine sans effet secondaire capillaire
- Mécanisme d’action : la créatine agit sur le métabolisme énergétique, pas sur les hormones
- Consensus international : toutes les agences de sécurité sanitaire valident l’innocuité
Soyons honnêtes, si la créatine provoquait réellement de la calvitie, on le saurait depuis longtemps. Ce complément est utilisé par des millions de sportifs depuis 30 ans. Les cas de perte de cheveux liés seraient documentés massivement.
La réalité ? L’alopécie androgénétique touche 50% des hommes de plus de 50 ans et débute souvent entre 20 et 30 ans. Exactement l’âge où beaucoup découvrent la musculation et la supplémentation en créatine. Cette corrélation temporelle trompe notre perception du lien de causalité.
La perte de cheveux est-elle un effet secondaire courant de la créatine ?
Pas du tout. La créatine figure parmi les compléments alimentaires les plus étudiés au monde avec un profil de sécurité exemplaire. Les effets secondaires documentés restent mineurs et transitoires : rétention d’eau, troubles digestifs légers en cas de surdosage.
L’Agence européenne de sécurité alimentaire (EFSA) a validé l’usage quotidien de 3g de créatine sans restriction d’âge ni de durée. Cette autorisation repose sur des décennies d’études toxicologiques approfondies. Tu crois vraiment qu’ils auraient donné leur feu vert si la calvitie était un risque ?
Les retours d’expérience sur les forums spécialisés révèlent une réalité intéressante. Parmi les milliers de témoignages de prise de créatine, les cas de perte de cheveux rapportés concernent invariablement des personnes déjà prédisposées génétiquement.
- Fréquence réelle : moins de 0,1% des utilisateurs rapportent une inquiétude capillaire
- Facteurs confondants : stress, changements alimentaires, nouveaux entraînements intensifs
- Âge critique : 95% des témoignages concernent la tranche 22-30 ans
- Réversibilité : aucun cas documenté de calvitie permanente attribuable à la créatine
- Comparaison : incidence similaire à celle observée dans la population générale
Côté médical, les spécialistes de la greffe capillaire comme ceux de Cosmedica ne déconseillent jamais la créatine à leurs patients. Dr Levent Acar, expert reconnu en restauration capillaire, confirme l’absence de contre-indication entre supplémentation en créatine et santé du cuir chevelu.
La créatine monohydrate reste le gold standard avec plus de 95% de pureté dans les versions de qualité. Cette forme, la plus étudiée, ne présente aucun risque capillaire documenté dans la littérature scientifique.
Pour celles et ceux qui pratiquent au poids du corps, ce point sur la créatine en street workout et callisthénie apporte un éclairage intéressant.
Faut-il arrêter la créatine en cas de chute de cheveux ?
Cette question mérite une réponse nuancée. Si tu constates une perte de cheveux pendant ta supplémentation en créatine, il faut d’abord identifier les véritables causes avant de pointer du doigt ce complément alimentaire.

La calvitie masculine suit un schéma prévisible : recul des golfes temporaux, éclaircissement du vertex, puis jonction progressive des zones dégarnies. Ce processus, génétiquement programmé, démarre naturellement entre 20 et 35 ans chez 40% des hommes.
Arrêter la créatine par précaution ? Franchement, ça n’a pas de fondement scientifique solide. Tu risques plutôt de priver tes muscles d’un complément efficace pour la performance et la récupération, sans aucun bénéfice capillaire prouvé.
- Observation clinique : surveiller l’évolution sur 3-6 mois avec photos
- Consultation spécialisée : dermatologue ou trichologue pour diagnostic précis
- Facteurs multiples : stress, alimentation, hormones, génétique, produits capillaires
- Test d’arrêt : suspension temporaire de 2-3 mois si inquiétude majeure
- Alternatives : aucune forme de créatine n’est plus « sûre » que la monohydrate
Les experts de GreenWhey rappellent que la créatine n’agit pas comme un stimulant hormonal. Elle reconstitue les réserves de phosphocréatine musculaire pour optimiser la production d’ATP lors d’efforts intenses. Ce mécanisme reste totalement indépendant du métabolisme des hormones androgènes.
Si tu veux vraiment faire le test, suspends ta supplémentation 3 mois et observe. Mais soyons réalistes : si c’est de l’alopécie androgénétique, elle progressera de toute façon. La créatine n’est ni le déclencheur ni le frein de ce processus génétique.
Du coup, qu’en retenir ? La science est claire : aucune preuve ne justifie d’éviter la créatine pour des raisons capillaires. Ce complément reste l’un des plus sûrs et efficaces pour la performance sportive. Si la calvitie t’inquiète, consulte un spécialiste plutôt que de chercher des coupables imaginaires dans ta routine de supplémentation.


